Après avoir étendu son emprise sur de vastes zones rurales, le Jnim a entrepris d’asphyxier la capitale malienne en empêchant son ravitaillement en carburant. S’il est peu probable qu’il cherche, à court terme, à prendre la ville, il rêve en revanche de faire basculer le régime d’Assimi Goïta.
Devant une station-service de Bamako, le 1er novembre 2025, alors que la pénurie de carburant causée par un blocus imposé par des insurgés liés à Al-Qaïda se poursuit. © REUTERS/Stringer
Publié le 17 novembre 2025 Lecture : 11 minutes.
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Le désastre est visible du ciel. Sur plusieurs kilomètres, des centaines de camions-citernes brûlent d’un feu dense, projetant une fumée noire au-dessus des principaux axes routiers menant à Bamako. Sur l’asphalte, les jihadistes font la loi. Ils arrêtent les bus et les véhicules privés, ordonnent aux hommes de s’écarter et aux femmes de se voiler. Celles qui n’obtempèrent pas sont fouettées. Non
Matteo Maillard Journaliste à Jeune Afrique, spécialiste du Sahel
Aly Asmane Ascofaré Journaliste à Jeune Afrique, spécialiste du Mali
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