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Et si la prochaine avancée dans la robotique n’était pas de concevoir des machines aux formes toujours plus complexes, mais de les réduire à la forme la plus simple possible ? C’est une idée que des chercheurs américains ont explorée, créant ainsi un « métabolisme robotique ».
L'une des raisons pour lesquelles les robots humanoïdesrobots humanoïdes connaissent un tel intérêt en ce moment est qu'ils sont très polyvalents. Leur forme leur permet d'utiliser tous les équipements et outils conçus pour les humains, contrairement aux autres robots dont la forme les limite généralement à quelques fonctionnalités spécifiques.
Dans un article publié dans la revue Science Advances, des chercheurs de l’université Columbia aux États-Unis ont cherché à créer des robots capables de changer de forme pour s'adapter à toutes les situations. Pour cela, ils ont mis au point un « métabolismemétabolisme robotique ». Plutôt que de concevoir des formes complexes, ils ont tout réduit au plus simple dans un petit module de la forme d'un crayon. Baptisé Truss Link, ce robot est inspiré du jeu de constructionconstruction Geomag, et le principe n'est pas sans rappeler les réplicateurs de la série Stargate SG-1...
Présentation du « métabolisme robotique » Truss Link. © Columbia Engineering
L’émergence d’écologies robotiques autonomes
Chaque Truss Link est capable d'un mouvementmouvement très simple : s'allonger et se raccourcir. Les modules sont aussi équipés d'un connecteur aimanté à chaque extrémité. Ils peuvent ainsi s'assembler pour créer des formes plus complexes. Les chercheurs font la démonstration d'un groupe qui forme un tétraèdre, s'appuyant sur l'environnement pour réussir à monter la construction en trois dimensions. Ensuite, il ramasse un autre module qu'il utilise comme une canne pour faciliter les déplacements, et assiste un autre groupe dans la formation d'un tétraèdre. Les structures ainsi créées deviennent des robots à part entière, capables de changer de forme. De plus, elles ont la capacité de se réparer. Lorsque la batterie d'un de ses modules est épuisée, le robot l'abandonne et le remplace par un nouveau module.
En le combinant avec les avancées en intelligence artificielle, ce métabolisme robotique pourrait être la première étape vers de véritables écologiesécologies robotiques, où les machines peuvent croître et s'adapter selon les besoins. En plus de nous assister au quotidien, ce genre de robot pourrait aider dans les opérations de secours, ou encore pour explorer et coloniser les fonds marins ou d'autres planètes.
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1 year ago
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