Discours de clôture par M. Akinwumi A. Adesina Président du Groupe de la Banque africaine de développement Assemblées annuelles 2023 du Groupe de la...

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Excellences,

Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,

Monsieur le commissaire de la Commission de l’Union africaine

Honorables ministres,

Mesdames et Messieurs les Chefs des communautés économiques régionales

Mesdames et Messieurs les dirigeants des institutions financières internationales, bilatérales et régionales

Mesdames et Messieurs les délégués et actionnaires,

Mesdames et Messieurs les administrateurs, les cadres dirigeants et les membres du personnel de la Banque africaine de développement,

C’est incroyable que cette semaine des Assemblées annuelles 2023 soit passée si vite. Lorsque nous sommes tous arrivés ici, nous nous sommes retrouvés dans cette belle ville de Charm el-Cheikh, la « ville de la paix », pour discuter des changements climatiques. Pour discuter de la manière dont nous allons mobiliser les financements climatiques et soutenir la croissance verte avec le secteur privé.

Vous êtes venus parce que vous croyez en l’Afrique.

Vous êtes venus parce que vous soutenez l’Afrique.

Vous êtes venus parce que vous êtes partenaires de l’Afrique.

Nos dirigeants étaient ici présents en grand nombre. Le président al-Sissi était présent en qualité d’hôte principal des Assemblées annuelles. La présence et le message du président témoignent de son très fort engagement en faveur de la cause du financement climatique pour l’Afrique, dans le prolongement, bien sûr, des réunions incroyablement réussies de la COP27, qui se sont tenues ici même, dans ce même lieu. Le président de l’Union des Comores et président en exercice de l’Union africaine était présent. Le président de la Commission de l’Union africaine était présent. Le président du Zimbabwe était présent. Le vice-président de la Tanzanie, le Premier ministre de la Somalie, le Premier ministre du Rwanda, le Premier ministre de la République centrafricaine et le Premier ministre du Burundi étaient tous présents, et, bien entendu, le Premier ministre de la République arabe d’Égypte s’est joint à eux.

Leur présence collective montre le fort soutien dont bénéficie la Banque africaine de développement dans sa volonté d’accélérer le développement de l’Afrique.

J’ai entendu tant de choses lors de ces assemblées.

J’ai pris beaucoup de notes, comme je le fais toujours, parce que les points que vous avez évoqués, les questions que vous avez soulevées, les conseils que vous avez donnés sont également d’une importance cruciale et qu’il convient de les noter, de s’en souvenir, d’y réfléchir et de procéder à des ajustements sur la base de ces éléments.

J’ai entendu que nous devrions tirer parti du secteur privé pour la finance climatique.

J’ai entendu que nous devrions accélérer les investissements dans les énergies renouvelables.

J’ai entendu que nous devrions opérer une transition énergétique juste et équitable, qui garantisse l’accès et la sécurité énergétiques à un prix abordable pour l’Afrique.

Que l’Afrique doit se servir de son gaz pour résoudre son défi énergétique, notamment le gaz pour produire de l’électricité, le gaz naturel liquéfié pour la cuisine afin de sauver la vie de millions de femmes qui meurent chaque année à cause de l’utilisation de combustibles sales, de charbon de bois et de bois de chauffage ; et des enfants meurent avec elles pour avoir simplement essayé de faire ce que nous considérons comme allant de soi, c’est-à-dire préparer un repas décent pour leur famille.

Que nous devrions accélérer le soutien aux pays pour l’élaboration de leurs Contributions déterminées au niveau national et des stratégies à long terme qui favorisent les transitions vertes et la croissance verte de nos économies. Je suis absolument convaincu qu’il est dans l’intérêt de l’Afrique d’écologiser ses propres économies.

Nous avons entendu parler de la réforme de l’architecture financière mondiale et de l’importance cruciale qu’elle revêt, et du fait que ces réformes devraient renforcer, et non atténuer, le rôle des banques multilatérales de développement présentes dans les régions comme la nôtre ; car ce ne sont pas seulement les biens publics mondiaux qui comptent ; les biens publics mondiaux sont présents dans les régions, dans les pays, dans les communautés ; et les banques multilatérales de développement régionales connaissent leurs régions, sont présentes dans leurs régions, ont des stratégies pour leurs régions, ont la confiance de leurs régions et déploient des instruments politiques dans le cadre d’un dialogue avec leurs régions comme nul autre ne peut le faire, parce qu’elles ont la confiance de ces régions.

Nous avons entendu qu’il y a un très fort soutien pour que des droits de tirage spéciaux (DTS) soient réaffectés à l’Afrique par l’intermédiaire de la Banque africaine de développement et que les principaux donateurs de DTS aident à y parvenir, maintenant que la proposition financière de la Banque, qui a travaillé en collaboration avec la Banque interaméricaine de développement, répond désormais aux critères de qualité des actifs de réserve exigés par le FMI pour les actifs de réserve en DTS.

Nous avons entendu que la banque est très appréciée pour son rôle de chef de file mondial en termes d’approches novatrices de mobilisation des financements, y compris sa fameuse « Room to Run » avec titrisation synthétique — entre autres —, fort avec un soutien de la part de nos actionnaires.

Lors de ces Assemblées annuelles, nous avons célébré les deux premiers projets qui ont été rendus possibles dans le cadre des transactions « Room to Run » financées par le gouvernement britannique et qui nous ont permis de débloquer 2 milliards de dollars. Nous avons célébré des projets sur la croissance verte et les technologies résilientes au climat pour le Sénégal et l’Égypte, grâce au soutien du gouvernement britannique au programme « Room to Run ».

Alors, faisons davantage et continuons de courir !

Nous avons entendu que nous devrions continuer à accroître notre soutien à la sécurité alimentaire.

Que nous devrions nous attaquer aux problèmes de la dette et que des mesures urgentes doivent être prises pour la résolution de la dette et pour faire fonctionner le cadre commun du G20 sur le traitement de la dette.

Et que nous devrions continuer à mettre l’accent sur la réduction de la fragilité et sur les liens entre conflits, fragilité et développement avec, notamment, le programme de la Banque que nous prévoyons de mettre en place sur les investissements en obligations indexées sur la sécurité.

Que nous devrions continuer à mettre l’accent sur les femmes et les jeunes, surtout en ce qui concerne les compétences et l’entrepreneuriat, et que le projet de banques d’investissement pour l’entrepreneuriat des jeunes a reçu un appui très ferme.

Que nous devrions continuer à être sélectifs et à nous focaliser sur les domaines dans lesquels la Banque jouit d’avantages comparatifs, et à améliorer la qualité de nos opérations.

Que, comme je l’ai toujours dit, les grandes questions exigent que nous joignions nos mains autour du baobab en Afrique — c’est ainsi que cela fonctionne. Et les défis de l’Afrique sont comme des baobabs ; nous devons joindre nos mains autour de ceux-ci.

Et cela nécessite des partenariats — beaucoup plus de partenariats.

Des partenariats pour l’élaboration, l’exécution, la mise en œuvre et le financement des programmes.

Des partenariats pour la mobilisation des ressources.

Chers gouverneurs, j’ai énormément apprécié notre Dialogue des gouverneurs, qui a duré plus de trois heures.

Plusieurs autres points ont été soulevés par nos gouverneurs :

Que nous avons besoin d’une Banque africaine de développement beaucoup plus importante pour relever les défis majeurs que l’avenir réserve à l’Afrique face à ce déluge de défis mondiaux.

Et que la banque est plus cruciale et jouit d’une plus grande confiance que toute autre institution financière parce que la banque connaît l’Afrique, et je pense, comme l’a dit le gouverneur pour l’Arabie Saoudite, qu’elle est passionnée par l’Afrique. Valencia nous a rappelé que l’Afrique est notre mandat et que l’on nous fait confiance lorsqu’il s’agit de l’Afrique.

Nous avons entendu que l’Afrique allait façonner l’avenir de l’économie mondiale, comme l’a dit ma sœur Alexia.

La Banque africaine de développement sera la clé pour libérer le potentiel de l’Afrique.

Et nous l’avons vu aujourd’hui, lorsque vous, les gouverneurs, lors de votre réunion de réflexion, avez échangé et discuté d’un communiqué pour la banque, dans lequel vous exprimez votre soutien à notre Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement pour qu’il fasse jouer l’effet de levier sur ses fonds propres afin de mobiliser davantage de ressources sur les marchés de capitaux.

Ce fut un long voyage, de longues discussions, des délibérations, des questions, des problèmes soulevés, comme cela se devait ; mais nous avons atteint un stade où nous avons tous convenu collectivement que nous avions besoin de plus de ressources pour les pays à faible revenu et que nous devrions tirer parti des fonds propres dont dispose la banque. Et nos gouverneurs ont dit que nous devrions nous engager dans cette voie.

Et je tiens à dire que lorsque les accords seront pleinement conclus et mis en œuvre, cela pourrait débloquer plusieurs milliards de dollars pour les pays à faible revenu et les pays fragiles d’Afrique, ce qui pourrait représenter environ 4 milliards de dollars par cycle de reconstitution ; cela pourrait potentiellement atteindre 27 milliards de dollars, peut-être même davantage selon le moment où nous le lancerons et la quantité de capitaux que nous accumulerons au fil du temps. Mais ce qui est important, c’est que nous soyons arrivés là, ensemble.

Je tiens à vous exprimer mes plus vifs remerciements. Nous continuerons de mettre en place, conformément à ce que vous avez déclaré dans le communiqué, les outils nécessaires pour potentiellement tirer parti des capitaux propres du fonds et des capitaux internationaux.

Chers Gouverneurs, Mesdames et Messieurs,

Nous pouvons donc quitter Charm el-Cheikh pleins d’enthousiasme !

Cette semaine a été tout simplement phénoménale.

Je tiens à vous remercier, Mesdames et Messieurs les gouverneurs, ainsi que vos délégations, pour votre excellente participation.

Je voudrais remercier tous les participants, qui ont assisté et participé aux sessions, qui se sont croisés dans les couloirs, au cours des déjeuners, au cours des dîners, au cours de tous les autres événements.

Il ne reste plus qu’une chose à faire, comme vous le savez, j’adore danser et j’espère que, d’une manière ou d’une autre, nous pourrons le faire ce soir.

De nouvelles amitiés se sont nouées, qui contribueront à faire progresser le développement de l’Afrique.

Je tiens à remercier le gouverneur pour l’Égypte, Gouverneur Abdallah, et l’ensemble du gouvernement pour le travail remarquable accompli. Lorsque je suis venu ici et que j’ai rencontré S.E. le président Al-Sissi, il m’a dit, alors que nous quittions la réunion : « Vous serez ravis d’avoir organisé vos assemblées annuelles ici, car nous ne lésinerons pas sur les moyens pour que ce soit l’une des meilleures que vous ayez jamais tenues. »

Et c’est exactement ce qui s’est passé. J’invite le personnel de la Banque centrale d’Égypte à se lever, car il a accompli un travail remarquable.

Merci, merci beaucoup.

Et s’il vous plaît, les autres agences — du ministère de la Coopération internationale, du ministère de la Santé, du ministère des Affaires étrangères, tout le monde a travaillé très dur — c’était une affaire pangouvernementale.

Et bien sûr, le gouvernorat du Sinaï Sud, qui a accompli tout ce travail et nous a fourni toutes les infrastructures dont nous avions besoin. Merci au gouverneur, le général de division Fouda, pour tout cela.

Les conjoints n’ont pas été oubliés non plus ; en fait, ma femme m’a dit qu’ils se sont tellement amusés que certains des hommes qui étaient censés participer à ces réunions ont décidé d’être des « conjoints ». Ils ont donc fait leurs propres visites et beaucoup d’entre eux ont fait de la plongée en apnée — c’était amusant, et je vous remercie beaucoup pour tout cela.

Les déjeuners et les dîners étaient excellents.

Et nous avons apprécié la Journée de l’Afrique et la magnifique soirée culturelle d’hier !

C’est merveilleux de vivre ensemble dans l’unité, en joignant nos mains et nos cœurs à travers le monde pour l’Afrique.

Je prie mes gouverneurs, les gouverneurs de la banque, de bien vouloir se lever. 

Merci beaucoup, mesdames et messieurs les gouverneurs, d’être ici, merci pour vos contributions et merci pour l’excellent soutien que vous nous apportez.

Il s’agit sans aucun doute de l’une de nos meilleures Assemblées annuelles !

Et il va sans dire que nous nous réjouissons à l’idée de revenir !

Félicitations à tout le personnel de la banque, j’ai un personnel formidable qui travaille pour moi ; que mon personnel veuille bien se lever, la vice-présidente principale, les vice-présidents, les DG, les directeurs, tout le monde, vous avez fait de l’excellent travail — merci beaucoup !

Merci à tous !

Quittons donc Charm el-Cheikh avec un plus grand sens de l’engagement.

Un engagement plus fort à travailler ensemble.

Un engagement plus fort à soutenir la Banque.

Un engagement plus fort à soutenir l’Afrique.

Un engagement plus fort à bâtir une Afrique plus résiliente.

Un engagement plus fort à rester aux côtés de l’Afrique.

Pour que l’Afrique brille !

Nous nous réjouissons de vous voir tous lors des Assemblées annuelles de la banque à Nairobi.

C’est donc avec grand plaisir que nous félicitons notre nouveau président du Conseil des gouverneurs, Prof. Njuguna Ndung'u, le ministre des Finances du Kenya.

Félicitations également aux nouveaux membres du Conseil des gouverneurs de la banque.

Mes plus vifs remerciements à vous tous. Merci beaucoup. Choukrane, et que Dieu vous bénisse.


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