Une femme déplacée par les attaques des ADF, dans le camp de Kabalaka, à Beni, dans le Nord-Kivu, le 12 décembre 2024. © Philémon Barbier / AFP
Publié le 16 novembre 2025 Lecture : 1 minute.
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Dans la nuit de vendredi à samedi, les ADF (Forces démocratiques alliées) – un groupe armé, formé par d’anciens rebelles ougandais, qui a prêté allégeance à l’État islamique – ont mené une incursion dans le village de Biambwe, situé à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de la ville commerciale de Butembo, dans une zone de la RDC régulièrement ciblée ces rebelles.
Ils ont attaqué et incendié le centre de santé de Biambwe, où « 16 personnes ont été tuées et deux autres dans des quartiers environnants », a assuré Marcel Mumbere Kanzoka, secrétaire de la police de Biambwe, joint par téléphone. « Des maisons sont brûlées et des personnes portées disparues », a-t-il ajouté.
De son côté, la Croix-Rouge locale a fait état d’un bilan de 23 morts, plus tard dans la journée.
Des violences qui perdurent
Depuis 2021, l’armée ougandaise s’est déployée dans la partie septentrionale du Nord-Kivu et dans l’Ituri, pour combattre les ADF aux côtés de l’armée congolaise. Mais les rebelles évitent les confrontations et l’opération conjointe n’a pas mis fin aux violences.
Au nord de la zone d’activité du M23, les ADF commettent des massacres à répétition dans les territoires du nord de la province du Nord-Kivu et dans celle de l’Ituri. Ils y ont tué plus de 190 personnes depuis juillet, selon un décompte de l’AFP.
(Avec AFP)
Jeune Afrique
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