La préfecture de Siguiri, en Haute-Guinée, est frappée par une série noire à l’approche de la Tabaski. En une semaine, sept personnes ont perdu la vie dans cinq accidents de la circulation distincts, un bilan qui relance l’inquiétude autour de la sécurité routière dans la région.
Les drames se sont produits entre le samedi 17 et le samedi 24 mai 2026, en pleine période de déplacements liés à la fête de l’Aïd el-Kébir. Le bilan a été confirmé par un médecin d’appui au service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital préfectoral de Siguiri.
Cinq accidents en une semaine
Selon les éléments rapportés depuis Siguiri, les victimes ont été enregistrées sur plusieurs axes routiers très fréquentés. Sur la route de Bamako, deux commerçantes venues de Conakry pour vendre des vêtements à l’occasion de la fête ont été mortellement touchées après un accident impliquant un pick-up et un camion.
Sur ce même axe, deux jeunes hommes âgés de 20 et 22 ans ont également succombé dans des circonstances similaires. D’autres accidents mortels ont ensuite été signalés sur la route de Danka et sur l’axe de Bouré.
À Danka, un camion-benne a quitté sa trajectoire et a percuté une femme étalagiste ainsi que son jeune enfant. L’enfant est mort sur place. Sa mère, grièvement blessée, a dû être évacuée vers une structure de santé mieux équipée.
La route de Bouré également endeuillée
L’axe de Bouré a lui aussi été touché par cette succession de drames. Un élève de 22 ans y a perdu la vie dans un accident. Une mère de trois enfants est également décédée sur cette route, portant le nombre total de victimes à sept.
Ce bilan est d’autant plus préoccupant qu’il intervient avant même le pic des grands déplacements. À l’approche de la Tabaski, de nombreuses familles prennent la route pour rejoindre leurs proches, vendre des marchandises ou se rendre dans les marchés locaux.
Un appel à plus de prudence
Le personnel médical local s’inquiète de la répétition de ces accidents. Les causes évoquées renvoient notamment au non-respect du code de la route, à la mauvaise éducation routière et à la pression des déplacements en période de fête.
Dans cette zone, les axes reliant Siguiri à Bamako, Danka ou Bouré connaissent une circulation intense, avec des motos, taxis, camions, pick-up et véhicules de transport qui se croisent parfois dans des conditions difficiles.
Cette série d’accidents rappelle la vulnérabilité des usagers de la route en Guinée, surtout lors des périodes de fêtes religieuses. Les autorités et les familles sont désormais appelées à redoubler de vigilance pour éviter que la fête ne se transforme en nouveau deuil.
À Siguiri, le choc est déjà profond. Sept morts en une semaine, c’est plus qu’un simple fait divers : c’est un avertissement brutal sur l’urgence d’une meilleure discipline routière.
.png)
8 hours ago
English (United States) ·
French (France) ·