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(Agence Ecofin) - Au Ghana, le sous-secteur de l’élevage contribue à hauteur de 8 % au PIB du secteur agricole. Le pays dépend fortement des importations pour ses besoins en viandes, notamment en ce qui concerne la volaille.
Le Ghana à travers son ambassade au Brésil a entamé des pourparlers avec l’entreprise brésilienne Nutroeste Nutrição Animal, spécialisée dans la fabrication d’aliments pour animaux, en vue de renforcer son industrie locale.
Dans un communiqué publié le mercredi 15 octobre dernier, Nii Amasah Namoale, ambassadeur du Ghana près du Brésil, indique en effet que l’objectif du partenariat envisagé est de moderniser la production animale grâce à l’expertise brésilienne en matière de nutrition, en vue d’améliorer la productivité et la rentabilité des élevages locaux.
Les interventions prévues dans le cadre de ce partenariat porteront notamment sur la formation de techniciens et d’éleveurs ghanéens, le transfert de technologies liées à la formulation d’aliments pour bétail, ainsi que le développement de systèmes d’élevage plus durables et respectueux de l’environnement.
« Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement ghanéen visant à attirer des investissements étrangers dans le secteur de l’élevage », souligne le communiqué. Au Ghana, la problématique de l’alimentation animale n’est pas nouvelle et s’accompagne de plusieurs défis.
Dans l’aviculture, par exemple, la difficulté d’accès aux aliments pour animaux est identifiée comme l’un des principaux facteurs qui limitent la production locale de viande de poulet. En effet, la production de poulets de chair est devenue plus coûteuse au Ghana depuis près de cinq ans, avec les coûts de l’alimentation animale qui ont explosé, aussi bien pour les producteurs qui fabriquent leurs propres rations que pour les manufacturiers.
Ainsi selon les données de l’USDA consultées par l’Agence Ecofin, le sac de 50 kg de maïs a vu son tarif quintupler depuis 2019, passant à 227 cedis en 2023 tandis que les tarifs pour les mêmes quantités de provendes démarrage, finition et de tourteau de soja ont plus que triplé sur la même période.
En conséquence, les importations de poulets ont fortement augmenté au cours de la dernière décennie, grâce à des prix plus bas, comparativement à l’offre locale. En 2024 par exemple, le Ghana a importé près de 270 000 tonnes de viandes de poulet soit à peu près 80 % de ses besoins de consommation évalués à 340 000 tonnes par l’USDA.
Il faut attendre les prochains développements pour voir si le partenariat envisagé avec Nutroeste Nutrição Animal, se traduira par des actions concrètes en faveur de l’industrie locale des aliments pour animaux au Ghana.
Stéphanas Assocle
Édité par Wilfried ASSOGBA
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