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(Agence Ecofin) - Le Nigeria héberge des réserves minérales évaluées à 700 milliards de dollars, y compris des réserves de minerai de fer. La mise en valeur de cet énorme potentiel reste néanmoins un défi pour le pays, où le secteur minier représente moins de 1 % du PIB.
Au Nigeria, la société locale Chart & Capstone Integrated Limited s’est associée au chinois Sinomach-He pour développer un complexe d’exploitation du minerai de fer et de production d’acier. Le protocole d’accord portant sur un investissement de 1 milliard $ a été présenté au ministre des Mines Dele Alake, en marge du Forum sur la coopération sino-africaine à Pékin.
Selon les détails fournis dimanche 8 septembre par le ministre Alake, le projet sera développé dans l’État de Kogi, une région du pays qui héberge d’immenses réserves de fer. C’est dans le même État que l’australien Macro Metals développe le projet Agbaja qui héberge 586 millions de tonnes de ressources minérales et 205 millions de tonnes de réserves de minerai.
The $1 billion new iron ore to steel project planned for Kogi State is a major breakthrough in our efforts to promote local value addition in the solid minerals sector.
During President Bola Ahmed Tinubu's recent visit to China, I met with the project's promoters, Chart and… pic.twitter.com/WmIRtXhA17
Le calendrier de développement du nouveau projet n’a pas été donné, ni les détails sur la capacité de production projetée. La presse locale indique néanmoins que Sinomach-He sera l’entrepreneur principal du projet, s’occupant de l’ingénierie jusqu’à la mise en service de la future mine et de l’aciérie, en passant par l’approvisionnement.
S’il est mené au bout, ce projet sino-nigérian favoriserait néanmoins une plus grande contribution des Mines à l’économie, dans un pays où le secteur minier représente moins de 1 % du PIB malgré 700 milliards $ de réserves de divers minéraux. L’aciérie permettrait aussi au Nigeria d’exporter davantage de produits à valeur ajoutée vers la Chine, pays avec lequel la balance commerciale est déficitaire à hauteur de plus d’un milliard de dollars.
« J’ai insisté sur le récent passage de la politique [du puits au port], qui permettait aux sociétés minières d’exporter des minerais bruts, à une approche axée sur l’extraction locale et la valeur ajoutée. Ce changement est essentiel pour créer des emplois, faciliter le transfert de compétences et améliorer notre balance commerciale », a ajouté le ministre Dele Alake.
⚡Singapore #IronOre fell below $90, for the first time in the last 22 months. Dalian iron ore drops by 1.4%.
??Most Chinese futures opened down in #China. Freight Index -6.2%, crude oil -1.9%. Shanghai #silver -3.3%, gold -0.5%. #copper -1%, #aluminum -0.5%, #nickel -0.7% #zinc… pic.twitter.com/Sd1g4A9bhm
Rappelons que la mise en place de cette coentreprise sino-nigériane intervient dans un contexte difficile sur le marché mondial du minerai de fer. Sur une tendance à la baisse depuis plusieurs mois, le minerai de fer est tombé en dessous de 90 dollars la tonne et son prix devrait chuter jusqu’à 78 dollars la tonne d’ici 2033. Il sera intéressant de voir comment cette évolution est prise en compte par les futurs producteurs de minerai de fer du continent.
En dehors du Nigeria, la Guinée s’apprête à mettre en production son gisement Simandou d’ici 2025. Pour le moment, la production africaine de minerai de fer est portée par l’Afrique du Sud, la Mauritanie, la Sierra Leone ou encore le Liberia.
Emiliano Tossou
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