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(Agence Ecofin) - Autrefois premier producteur de brut en Afrique, le Nigeria a vu sa production décliner ces dernières années, à cause des vols, des actes de vandalisme touchant les oléoducs, et de l'insuffisance des investissements. Mais l’administration du président Tinubu a pris des mesures fortes pour inverser cette tendance.
Le Nigeria s'attend à une augmentation de 30% de sa production de brut et de condensats, d’ici la fin de l’année en cours par rapport aux niveaux enregistrés en septembre dernier, grâce au renforcement de la sécurité autour des infrastructures pétrolières et aux incitations offertes aux investisseurs, a annoncé la Commission nigériane de régulation de l'amont pétrolier (NUPRC) le lundi 11 novembre.
« La production de brut et de condensats atteindra 2 millions de barils par jour avant la fin de l'année en cours, contre 1,54 million de barils en septembre », a précisé Enorense Amadasu (photo), commissaire exécutif de l'autorité de régulation, lors d'une conférence tenue à Lagos.
« A ce jour, la production de pétrole brut et de condensats du pays est de 1,8 million de barils par jour et nous nous efforçons, en collaboration avec toutes les parties impliquées, de l'augmenter à 2 millions de barils par jour d’ici décembre », a-t-il ajouté.
La NUPRC n’a pas révélé les proportions exactes de brut et de condensats dans ses projections, mais un niveau de production plus élevé de brut pourrait porter la production au-dessus du quota de 1,5 million de barils par jour que le Nigeria a convenu avec l'Alliance des pays producteurs de pétrole OPEP+ de ne pas dépasser. Cette alliance regroupant 23 pays a mis en place des limites de production pour chacun de ses membres, afin d'éviter un excédent et de soutenir les prix du brut.
La production de brut du Nigeria est restée en dessous de son quota OPEP+ pendant plus de deux ans, en raison notamment d'un manque d'investissements et des vols de brut généralisés dans la région pétrolifère du Niger.
L’administration du président Bola s'est efforcé d'attirer les investisseurs dans le secteur en offrant des allègements fiscaux aux compagnies pétrolières et en approuvant les ventes d'actifs en cours de développement. Elle a également engagé des investissements massifs dans le renforcement de la sécurité autour des installations pétrolières.
La Commission nigériane de régulation de l'amont pétrolier a par ailleurs indiqué qu’elle prévoit de lancer un appel d’offres pour 31 blocs pétroliers et gaziers couvrant des zones onshore et offshore du pays.
Lire aussi:
19/08/2024 - Nigéria : la production de brut stimulée par des avancées sécuritaires
23/07/2024 - Nigeria : le brut monétisé en dessous des objectifs de production*
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