🎙️ Daily Podcast (FR) : NViNiO•Podcast™
ADs | ✨ Enhance your Social Media content with NViNiO•AI™ for FREE
Le président tunisien Kaïs Saïed avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen au palais de Carthage, le 11 juin 2023. © TUNISIAN PRESIDENCY / AFP
Le 9 juin, l’agence de notation Fitch a baissé d’un cran la note de la Tunisie, de CCC+ à CCC-, à cause des délais dans les négociations pour obtenir un nouveau prêt du Fonds monétaire international (FMI).
À Lire Vers l’effondrement économique de la Tunisie ? Cinq questions pour comprendre la criseCette dégradation de la note de l’endettement à long terme du pays « reflète l’incertitude autour de la capacité de la Tunisie à réunir des fonds suffisants pour répondre à ses besoins financiers conséquents », a expliqué Fitch dans un communiqué. La Tunisie faisait déjà partie des émetteurs présentant des risques réels de non-remboursement, selon l’institution.
« Notre principal scénario table sur un accord entre la Tunisie et le FMI d’ici la fin de l’année, mais c’est beaucoup plus tard que nous ne l’attendions auparavant et les risques restent élevés », a précisé Fitch. L’agence rappelle que le budget du gouvernement dépend de plus de 5 milliards de dollars de fonds externes (10 % du PIB) des financements qui ne seront pas débloqués tant qu’il n’y aura pas d’accord avec le FMI.
Dirigeants européens à Tunis
La Tunisie mène de difficiles pourparlers avec l’organisation internationale pour obtenir un nouveau prêt de deux milliards de dollars, mais le président Saïed refuse les réformes préconisées prévoyant la restructuration de plus de 100 entreprises publiques lourdement endettées et la levée des subventions étatiques sur certains produits de base.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est rendue en Tunisie le 11 juin, avec les dirigeants de l’Italie et des Pays-Bas pour des entretiens avec le président Kaïs Saïed centrés sur la question migratoire et l’économie.
À Lire Von der Leyen, Meloni et Rutte : un trio européen à TunisDe nombreux migrants partent de la Tunisie pour gagner l’Italie, porte d’entrée dans l’UE. La dirigeante italienne a défendu un soutien à la Tunisie dans la lutte contre la traite des personnes et l’immigration illégale avec un programme englobant des financements, notamment des aides à la réinstallation. Elle a aussi plaidé pour un accord entre le FMI et la Tunisie, jugé « fondamental pour un renforcement et une reprise pleine et entière du pays ».
(avec AFP)
.png)
3 years ago
English (United States) ·
French (France) ·