Publié le 14 novembre 2025 Lecture : 2 minutes.
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Le Conseil constitutionnel a publié, ce vendredi 14 novembre, la liste définitive des candidats autorisés à participer à la présidentielle de décembre prochain. Sept noms ont été retenus, dont celui du président sortant, Faustin-Archange Touadéra, élu en 2016 puis en 2020, que ses opposants accusent de vouloir se maintenir au pouvoir grâce à la révision constitutionnelle de 2023, qui lui permet de briguer un troisième mandat.
Son ex-Premier ministre Henri-Marie Dondra, président de l’Unité républicaine (Unir), et Anicet-Georges Dologuélé, président de l’Union pour le renouveau centrafricain (Urca) et chef de file de l’opposition, figurent parmi les candidats retenus. Tous deux avaient fait l’objet de recours en inéligibilité de la part d’autres candidats les accusant de ne pas répondre à l’exigence de nationalité exclusive imposée par la Constitution.
Le BRDC boycotte le scrutin
Anicet-Georges Dologuélé, déjà candidat en 2020, avait renoncé en août à sa nationalité française afin de se conformer à la Constitution qui, depuis 2023, interdit aux binationaux de briguer la présidence. Mais il s’est ensuite vu déchoir de sa nationalité centrafricaine par la justice, mi-octobre. Il a déposé une plainte, mercredi, auprès du Comité des droits de l’homme de l’ONU pour obtenir l’annulation de la décision de justice ayant invalidé son certificat de nationalité.
Parmi les candidats retenus par le Conseil constitutionnel figurent également : Serge Ghislain Djorie, président du Collectif d’alternance pour une nouvelle Centrafrique (CAPNCA), candidat malheureux en 2020 et ancien membre du gouvernement ; Aristide Briand Reboas, chef du Parti centrafricain pour le développement (PCD), qui se présente pour la deuxième fois ; Eddy Symphorien Kparekouti, président du Parti de l’unité et de la reconstruction (PUR) ; Marcelin Yalemende, pasteur et entrepreneur. Le Conseil constitutionnel a prononcé l’invalidité de trois des dix candidatures soumises, au motif qu’elles ne remplissaient pas les conditions requises.
Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution de mars 2016 (BRDC), la principale plateforme de l’opposition, qui regroupe plusieurs partis, avait annoncé début octobre renoncer à participer au scrutin, accusant le pouvoir de verrouiller le processus électoral. Quelque 2,3 millions d’électeurs sont attendus dans les urnes le 28 décembre pour un quadruple scrutin (présidentiel, législatif, régional et municipal), selon l’Autorité nationale des élections.
(Avec AFP)
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