Recherche et climat : l’IRD forme de jeunes chercheurs africains à Djibouti

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(Agence Ecofin) - Dans une Afrique particulièrement vulnérable au changement climatique, la formation de jeunes chercheurs apparaît comme un levier stratégique pour développer l’emploi scientifique local et produire des solutions adaptées aux réalités du terrain.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook le mardi 28 octobre, l’Ambassade de France à Djibouti a annoncé le lancement de la première « École de formation à la recherche » en Afrique par le Centre d’études et de recherche de Djibouti (CERD), l’Alliance doctorale pour l’adaptation climatique (ADAC) et l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Après un mois de formation en ligne, une quinzaine de jeunes chercheurs venus de dix pays africains se retrouvent sur le sol djiboutien avec une dizaine d’experts interdisciplinaires de l’IRD pour conduire des travaux dans les zones du Grand et du Petit Bara.

Si aucun détail n’est fourni quant au déroulement de la formation, l’Ambassade précise toutefois que les participants vont « étudier les systèmes socio-productifs locaux ». Les organisateurs soulignent que l’initiative s’inscrit dans le cadre des efforts de l’IRD et de ses partenaires pour créer des observatoires et des réseaux de recherche en Afrique.

Le choix de Djibouti est stratégique. Selon la Banque africaine de développement, près de 90 % du territoire est désertique, seulement 1 % est couvert de forêt et l’agriculture reste extrêmement vulnérable aux aléas climatiques. Dans ce contexte, la formation de chercheurs qualifiés ouvre des perspectives d’emploi scientifique, favorise la production de solutions locales adaptées et constitue un levier essentiel pour le développement économique de la région.

L’Afrique reste un continent où l’emploi scientifique est encore marginal. Selon l’UNESCO, le continent investit seulement 0,6 % de son PIB dans la recherche et le développement, contre 1,79 % en moyenne mondiale. « On sait que l’Afrique regorge de talents et que des chercheurs y font des découvertes très intéressantes, mais elles ne sont pas suffisamment mises en lumière au niveau international. La valorisation de la recherche est donc une priorité », explique Alain Kiyindou, chercheur en communication.

Félicien Houindo Lokossou

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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