🎙️ Daily Podcast (FR) : NViNiO•Podcast™
ADs | ✨ Enhance your Social Media content with NViNiO•AI™ for FREE
Le Soudan du Sud entre dans une nouvelle phase de sa transition politique. Mardi 22 septembre, le président Salva Kiir a dissous le gouvernement d’unité nationale, à trois mois des élections annoncées pour le 22 décembre. Le chef de l’État reste en fonction pendant la période électorale, jusqu’à l’entrée en fonctions du prochain président élu.
La décision met fin au dispositif de partage du pouvoir installé dans le cadre de l’accord de paix de 2018. Présentée par la présidence comme une étape vers les élections, elle concentre aussi les pouvoirs autour de Salva Kiir.
Un changement qui dépasse le seul gouvernement
Le décret, lu à la télévision nationale, écarte les vice-présidents et les ministres. Il concerne également les responsables des administrations locales et prévoit la dissolution des assemblées nationale et des États. La justice et les institutions chargées de la sécurité restent en place.
Cette réorganisation intervient après l’adoption de modifications de la loi électorale. Celles-ci permettent d’organiser le scrutin sans avoir préalablement achevé une Constitution permanente ni réalisé le recensement national, deux chantiers jusque-là liés à la transition.
Le texte maintient Salva Kiir à la tête du pays pendant cette période. Une administration chargée de gérer les affaires courantes doit accompagner le processus.
Des préparatifs encore inachevés
La modification du calendrier institutionnel ne règle pas tous les obstacles. L’inscription des électeurs et l’unification des forces armées rivales figurent encore parmi les tâches non achevées. Les élections ont déjà été reportées à plusieurs reprises.
La principale coalition d’opposition rejette les changements. Le sort de Riek Machar reste également au centre des tensions : le rival historique de Salva Kiir est maintenu en résidence surveillée et poursuivi notamment pour trahison et meurtre. Il conteste ces accusations.
Pour les électeurs, l’enjeu est désormais concret : savoir dans quelles conditions pourra se tenir le premier scrutin national depuis l’indépendance. La dissolution a changé les institutions qui doivent encadrer cette échéance ; elle ne garantit pas, à elle seule, que tous les préparatifs seront terminés en décembre.
.png)
11 hours ago
English (United States) ·
French (France) ·