Un morguier en larmes sur la toile, « Elles rejettent mon amour, mais veulent mon argent »

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Le métier de croque-mort ou de morguier a beau être indispensable à la société, il reste entouré de lourds tabous et de préjugés tenaces. C’est le triste constat fait par Adom Ba Adom , un entrepreneur de pompes funèbres ghanéen de renom, qui a décidé de briser le silence sur les réseaux sociaux. Cœur brisé et désabusé, il déplore la solitude affective à laquelle son travail le condamne.

Pour Adom Ba Adom, la situation devient pesante. S’exprimant avec franchise, il rappelle qu’en tant qu’homme, il a des besoins affectifs et sexuels naturels. Selon lui, la trajectoire normale pour s’épanouir est de rencontrer une femme, de lui faire la cour et de bâtir une relation amoureuse saine.

Malheureusement, la réalité est tout autre. Lors d’une interview poignante accordée à la chaîne Ewiase Mu Nsem TV , le célèbre morguier a confié à quel point il lui était extrêmement difficile de trouver une partenaire de vie.

« Nous ne voulons rien avoir à faire avec toi à cause du travail que tu fais. »

Voilà la phrase glaciale que le vice-président de l’Association des croque-morts de Kwahu s’entend répéter presque systématiquement. Dès que le voile est levé sur son gagne-pain, l’intérêt des prétendantes s’évanouit instantanément, laissant place au rejet.

Un morguier en larmes sur la toile, « Elles rejettent mon amour, mais veulent mon argent »

Mais au-delà du simple célibat forcé, c’est l’hypocrisie de certaines femmes qui révolte le plus l’entrepreneur.

Adom Ba Adom a expliqué un paradoxe flagrant qui le choque profondément : l’argent n’a pas d’odeur, mais le métier en a une.

Il révèle ainsi que ces mêmes femmes qui refusent catégoriquement ses avances et affichent leur dédain pour sa profession, ne retiennent bizarrement pas leur main lorsqu’il s’agit de lui réclamer un soutien financier. Elles convoitent et acceptent volontiers les billets verts issus de ce labeur qu’elles jugent pourtant « macabre » ou « repoussant ».

Une sortie médiatique courageuse qui démontre  le débat sur la stigmatisation de certains métiers de l’ombre en Afrique, indispensables à la communauté, mais socialement punitifs pour ceux qui les exercent.


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