(Togo Officiel) - Le Togo veut mieux financer la préservation de sa biodiversité. Un atelier national de validation du rapport d’analyse des politiques et institutions de financement de la biodiversité a réuni, pendant deux jours (mercredi 8 et jeudi 9 juillet), à Lomé, des représentants de l'administration, du secteur privé, des banques, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Concrètement, les participants examinent les conclusions du rapport afin d’identifier des mécanismes de financement durables, en phase avec les priorités nationales. L’ambition est de réduire la dépendance aux financements extérieurs tout en renforçant la mobilisation des ressources internes en faveur de la conservation des écosystèmes.
« Ce rapport constitue une étape déterminante pour doter le Togo d'un cadre stratégique de financement de la biodiversité. Il nous permettra d'identifier les contraintes existantes, de mobiliser des ressources durables et de mieux intégrer la protection de la biodiversité dans les politiques publiques », a expliqué le directeur de cabinet du ministère de l'Environnement, Pyabalo Nabede.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme BIOFIN (Initiative pour le financement de la biodiversité), mis en œuvre par le PNUD avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial. À travers ce partenariat, le Togo entend intégrer davantage les enjeux de la biodiversité dans ses politiques publiques, notamment grâce à la budgétisation verte.
À l’issue des travaux, les recommandations formulées serviront à finaliser le rapport et à élaborer le premier plan national de financement de la biodiversité. Ce document stratégique devra permettre de mieux orienter les investissements, d’améliorer la gouvernance des ressources financières dédiées au secteur et de faire de la biodiversité un levier de résilience face aux défis climatiques et de développement.
Ces dernières années, au Togo, plusieurs efforts ont été consentis pour la préservation de la biodiversité, comme le plan de restauration de plus d’un million d’hectares de paysages forestiers dégradés d’ici à 2030, le projet d’extension de la couverture forestière nationale à 26 % et celui de mise en terre d’un milliard d’arbres au cours des dix prochaines années.
.png)
1 day ago
English (United States) ·
French (France) ·