Le principal salon français consacré au jeu vidéo ouvre ses portes de mercredi soir à dimanche. Organisé par de nouveaux prestataires, l’évènement mise sur la pop culture pour élargir son public.
C’est le rendez-vous incontournable de tous les passionnés de jeu vidéo en France. Le salon Paris Games Week revient de mercredi soir à dimanche à la Porte de Versailles, et se dote de nouveaux partenaires pour cette 14e édition. Ce sont les géants de l’évènementiel Fimalac et GL Events, dont le travail a été salué lors des Jeux olympiques de Paris, qui assurent désormais la gestion de ce salon du gaming.
Un changement qui accompagne une nouvelle ambition : élargir l’évènement à la pop culture, et ainsi «attirer un nouveau public, qui n’est pas forcément très gamer, mais qui est attiré par l’univers du jeu vidéo», détaille Nicolas Vignolles, délégué général du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL).
Pour Damien Timperio, directeur général de GL Events Exhibitions, l’ambition est de «rendre le salon ouvert à toute la famille» et participer à une «festivalisation de l’événement». Cela passe par la présence d’influenceurs, de streamers et, surtout, de l’extension du salon à toute la nuit. Pour la première fois, la Paris Games Week restera ouverte jusqu’à 23h30. Tous les soirs, au Dôme de Paris, des sessions nocturnes verront se succéder musiciens et créateurs de contenus, qui ont tous un lien avec le jeu vidéo.
Concerts et spectacles au Dôme de Paris
La soirée d’avant-première du salon, pour la première fois ouverte au public ce mercredi (45 euros), s’ouvrira avec un concert symphonique mettant à l’honneur une dizaine de jeux vidéo, et sera précédée par un «opening» du youtubeur Squeezie et du chanteur Bigflo.
Le lendemain, le Dôme accueillera un concert orchestral - déjà complet - du jeu vidéo français Clair Obscur : Expédition 33, et, vendredi, un concert de BigFlo et Oli accompagnés du rappeur Jalogreen23 et de la streameuse Littlebigwhale. Gamer invétéré, «Bigflo nous a accompagnés dans toute la curation de l’événement», raconte Damien Timperio. Le Dôme accueillera le samedi soir un épisode en public de l’émission «Les Loups-Garous de Thiercelieux», animée par Fary et Panayotis Pascot en compagnie de personnalités. Par ailleurs, la Paris Games Week hébergera plusieurs tournois d’e-sport, dont une soirée animée par le rappeur Naza, ou encore la finale d’une compétition entièrement féminine de League of Legends.
Une nouvelle billetterie a été mise en place pour l’occasion. Il est possible d’entrer en fin de journée pour assister uniquement à l’un des concerts ou spectacle au Dôme de Paris (de 25 à 39 euros). Et un nouveau tarif premium, à 95 euros par jour, permet d’entrer au salon une demi-heure avant le reste du public, d’avoir une place garantie aux soirées du Dôme, et de repartir avec un sac de cadeaux surprise. Le coût de l’entrée adulte traditionnelle a, elle, fortement augmenté, passant à 29 euros par jour contre 22 l’an passé.
Des stars de l’influence au programme
Cette année, pas moins de 800 à 1000 créateurs de contenus seront présents à la Paris Games Week. Une fanzone avec 400 places assises accueillera les plus célèbres d’entre eux tout au long du salon. Le vendredi, Inoxtag y sera présent pour permettre aux visiteurs de l’affronter sur le jeu Fortnite. Du côté de la scène Fnac, on pourra retrouver Domingo pour un challenge sur Geoguessr, ou encore les streameurs Locklear, Alphacast et Doigby qui s’affronteront sur le jeu de PlayStation Ghost of Yotei. Le samedi, un quiz sur le gaming, animé par Samuel Etienne opposera Bigflo et la streameuse Ava Mind contre les streameurs Mastu et Étoiles.
«Nous sommes désormais bien équipés pour accueillir les plus grands influenceurs, avec des loges, des rencontres avec les fans, des déambulations similaires à celles organisées pour les personnalités politiques, et une sécurité renforcée», explique Nicolas Vignolles.
Dans la même démarche d’ouverture à différents publics, une zone Paris Games Family, en partenariat avec Jouéclub, permettra de passer des moments en famille, en choisissant parmi les nombreux jeux de cartes à collectionner et de plateau.
Une zone «business»
Mais le cœur du salon reste le gaming, avec une large sélection de jeux vidéo, entre licences prisées du jeune public (Fortnite, Brawstar, Call of Duty...) et nouveautés. Parmi les éditeurs attendus, Capcom présentera des titres attendus pour 2026 et jouables en avant-première, comme Resident Evil Requiem ou Monster Hunter Stories 3. Côté console, les visiteurs pourront tester la portable ROG Xbox Ally, dernière création de Microsoft, ou bien la Switch 2, mise à l’honneur sur le stand Nintendo.
Le Pavillon Game France mettra à l’honneur la filière française du jeu vidéo. Sur un stand de 600 mètres carrés, éditeurs et studios présenteront une trentaine de jeux, récemment sortis ou en avant-première, tels que Endless Legends 2 (Amplitude) ou Tides of Tomorrow (Digixart). Au même endroit, une exposition inédite autour de Clair Obscur : Expédition 33 donnera à voir des visuels exclusifs et des dessins préparatoires à l’origine du jeu vendu à plus de 5 millions d’exemplaires.
Et si la Paris Games Week essaie de s’ouvrir au business, avec un espace réservé dédié au networking, aux conférences (le PDG d’Ubisoft Yves Guillemot donnera une keynote jeudi) et à l’accueil de plusieurs délégations étrangères (Japon, Arabie saoudite, Maroc, Indonésie...), «c’est un salon qui reste centré sur le consommateur, et est complémentaire du salon Gamescom en Allemagne», qui se déroule en août, souligne Nicolas Vignolles. Le pari semble gagné : il y a eu jusqu’à présent plus de billets achetés que pour les 3 dernières années sur la même période. Mais tout se jouera durant le salon, les visiteurs se décidant souvent en dernière minute.
Pour le SELL et GL Events, qui ont signé un partenariat pour 5 ans, cette année n’est qu’une première étape. À terme, l’ambition est de faire de la Paris Games Week un événement qui rayonne dans toute la ville, capable d’attirer tous les âges, pour que «le jeu vidéo investisse tout Paris, pourquoi pas sur les Champs Élysées !», rêve Nicolas Vignolles. «On a besoin du soutien politique de la ville, pour faire une place importante à cette industrie qui est la passion de millions de Français.»
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8 months ago
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