Ibrahim Traoré défend l’armée burkinabè après le massacre de Karma

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Une bannière montrant le président de la transition burkinabè, Ibrahim Traoré, lors d’une manifestation à Ouagadougou, le 20 janvier 2023. © OLYMPIA DE MAISMONT / AFP.

Alors que l’armée burkinabè est pointée du doigt pour sa possible responsabilité dans le massacre de Karma, le 20 avril, le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a pris sa défense le 4 mai lors d’un entretien à la télévision nationale et appelé à se garder de toutes « conclusions hâtives ».

« Pourquoi accuser [l’armée] directement parce qu’on dit qu’ils [les assaillants] sont venus avec des pickups et des tenues de l’armée ? », a-t-il soulevé, rappelant que « l’armée a perdu des blindés, des pickups » lors des nombreuses attaques commises par des jihadistes dans le pays. « Sachant cela, on ne peut pas immédiatement accuser les FDS [les forces de défense et de sécurité]. On attend que les enquêteurs fassent leur travail », a-t-il ajouté.

Le 20 avril, 136 personnes, dont 50 femmes et 21 enfants, ont été tuées à Karma, village à 15 kilomètres de Ouahigouya, selon un bilan officiel. Des rescapés et des témoins ont affirmé que le massacre a été commis « par des personnes arborant des tenues de nos forces armées nationales ». Le procureur de Ouahigouya a depuis ouvert une enquête.

Une « coalition » contre le Burkina Faso

Lors de cet entretien télévisé, le capitaine Traoré a également dénoncé les agissements d’une « coalition contre le Burkina Faso ». « Ils sont nombreux ces pays qui ont refusé catégoriquement de nous vendre de l’équipement », a-t-il déclaré.

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La veille, lors d’une rencontre à Ouagadougou avec des syndicats et des organisations de la société civile, son ministre de la Défense, le colonel-major Kassoum Coulibaly, s’en était pris à une « coalition internationale » – sans en nommer les membres –, responsable, selon lui, d’ »intrusions » dans l’espace aérien burkinabè.

Des élections en juin 2024

Plus de trois mois après avoir demandé le départ de l’armée française, le président a affirmé s’être tourné vers des « alliés stratégiques » comme la Russie et la Turquie.

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« On continuera d’acquérir des moyens majeurs avec ces pays [et] on va coopérer avec ceux qui souhaitent nous aider dans cette guerre » contre les jihadistes, a-t-il assuré, saluant également une coopération avec la Corée du Nord pour l’acquisition d’équipements militaires.

Ibrahim Traoré a également dit vouloir organiser des élections le « plus tôt possible », en juin 2024.

(avec AFP)


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