
DÉCRYPTAGE - Extrêmement fragmenté, ce secteur est l’un de ceux qui bénéficieraient le plus d’un changement d’approche de l’exécutif européen sur les fusions-acquisitions.
« La taille est importante. » C’est le message principal d’une lettre ouverte envoyée par les patrons des principaux acteurs télécoms européens le 28 octobre dernier à la Commission européenne. Dans cette missive signée par Vodafone, Deutsche Telekom, BT, Ericsson, Orange, Telefonica, Telecom Italia, les poids lourds de l’industrie tirent la sonnette d’alarme. Un an après le rapport Draghi, et les discours très volontaires du nouvel exécutif bruxellois sur la compétitivité, ils jugent que le compte n’y est pas. « Nous saluons votre volonté de réforme, très nécessaire, mais nous craignons que, en matière de politique numérique, elle ne se heurte à une résistance au changement », expliquent les signataires.
Leur constat est inquiétant. « Seulement 2 % des Européens se connectent aux réseaux 5G autonomes, contre un quart des Américains et plus de 77 % des Chinois », expliquent-ils. Une grosse partie du problème réside dans le paysage trop fragmenté de l’industrie à l’échelle du continent
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