
DÉCRYPTAGE - Reçus lundi à Bercy, les syndicats CGT de STMicroelectronics et Soitec organisaient mardi une journée de mobilisation près de Grenoble.
Le paradoxe peut paraître saisissant, à l’heure où c’est un géant américain des puces, Nvidia, qui trône au sommet des plus grandes capitalisations boursières mondiales. Dans la vallée du Grésivaudan (Isère), qui abrite les deux champions français des semi-conducteurs STMicroelectronics et Soitec, cela fait de longs mois que l’heure n’est plus à la fête. Reçus ce lundi après-midi à Bercy pour discuter des difficultés de la filière, les représentants et salariés des deux groupes étaient appelés ce mardi à défiler à l’appel de la CGT devant les sites isérois séparés d’un kilomètre seulement. Mot d’ordre : dénoncer la « casse industrielle» en cours. « STMicroelectronics, comme Soitec, touchent des aides publiques et malgré cela veulent détruire des emplois», résume Kamel Mouhad, secrétaire général de l’Union locale CGT du Grésivaudan.
Pour être plus précis, un plan de départ volontaire portant sur 2800 postes sur trois ans a été annoncé en avril dernier par STMicroelectronics. En juin…
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6 months ago
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