
ENQUÊTE - Face à la multiplication des contenus sexuels illicites sur des sites grand public, l’État français et l’UE ont engagé une riposte d’ampleur. Les associations de protection de l’enfance saluent un tournant longtemps attendu, après des années d’alertes restées sans effet.
Poupées sexuelles, vidéos explicites et créatrices de contenus... Il ne nous a fallu que quelques clics et aucune vérification d’âge pour accéder à des contenus pornographiques – et qui flirtent à la limite du pédopornographique – sur des plateformes de vente en ligne grand public. Vinted, Leboncoin, AliExpress... Le constat est bien souvent le même : l’accès à ces contenus sexualisés ou illégaux reste d’une facilité déconcertante. De quoi interroger après le scandale des poupées sexuelles vendues sur la marketplace du géant chinois de la fast-fashion Shein. Et malgré les nombreuses réactions outrées, le problème semble loin d’être endigué.
Le 25 novembre, sur le site chinois AliExpress, des poupées sexuelles à caractère pédopornographique étaient encore librement en vente, à moins de 50 euros. Sur les photos, ces poupées affichent des traits manifestement juvéniles. Si le site chinois s’est empressé de supprimer les annonces signalées par Le Figaro, d’autres dérives persistent sur des sites accessibles au grand public. Preuve en est, sur la plateforme de seconde main Vinted, des vendeuses aux photos aguicheuses promettent l’accès à des plateformes de contenus rémunérés comme MYM ou OnlyFans en échange d’un achat. Etsy, spécialisé dans l’artisanat, recèle de figurines féminines très suggestives et de guides «de la soumission», sans aucun filtrage de l’âge. Sur X (ex-Twitter), des vidéos pornographiques continuent de circuler librement, y compris certaines où les protagonistes paraissent très jeunes. Ces constats, récurrents, n’avaient jusqu’ici provoqué aucun véritable sursaut politique.
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6 months ago
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